Ce jour, le 3 juillet 2011, était attendu depuis mon enfance. Mais à l’époque c'était difficile de réaliser ce rêve. J'ai maintenant 20 ans, j’ai enfin réussi à rendre ce rêve possible.
Donc, une semaine avant j’avais appelé l’aéroclub pour prévenir que je voulais faire mon premier saut. Et voilà enfin le jour J et les derniers préparatifs ! En effet, il y avait beaucoup de choses à prendre: les bottes d'armée à semelle épaisse, le costume sport, les gants, le passeport et enfin de l’argent. J’ai oublié de dire que mes deux amis m’accompagnaient pendant tout ce voyage. Merci pour leur aide.
L’aérodrome Kalatchevo se trouve à environ vingt minutes au sud de Tcheliabinsk. Les clients ont toujours le choix de sauter accompagnés ou pas. Les deux possibilités ont leurs avantages et inconvénients. Si vous sauter seul la hauteur maximal ne peut pas dépasser 900 m pour le premier saut, le vent doit être obligatoirement moins faible que 5 m/s. Pourtant vous pourrez vous vanter devant vos amis d’avoir fait votre propre pas en dehors de l’avion. Le saut accompagné est beaucoup moins risqué et sans doute plus intéressant car l’avion prend déjà la hauteur de 2500 m! Et il ne vous reste qu'à recevoir du plaisir tout en comptant sur le professionnalisme de l’instructeur auquel vous êtes attaché. Ce qui est important, le vol aura lieu à n’importe quelles conditions météo.
Les instructions ont semblé dures à cause de la chaleur épuisante de plus de 30 degrés. La quantité d'information reçue faisait exploser la cervelle. Ce n’est pas étonnant, parce que le parachute n’est pas un jouet, mais plutôt une combinaison de plusieurs mécanismes dont le travail bien agencé est responsable de ta vie! Au total il s'est passé 4-5 heures entre mon arrivée à l’aérodrome et l’embarquement dans l’avion.
Je pensais que ce n'était pas difficile de faire le premier pas en dehors de l’avion. Comme je me trompais! Une peur épouvantable m’a envahi dès le décollage. Mais ça ne veut pas du tout dire que cela m’a enlevé le désir de sauter, non. Au contraire, le niveau d’adrénaline s’est élevé dans mon sang jusqu’au point extrême, voilà pourquoi cette peur était plutôt agréable que terrifiante. Contempler la terre par la porte ouverte, debout devant un abîme profond c’est vraiment impressionnant. Il est impossible de décrire toutes les émotions par des mots de n’importe quelle langue, russe ou française. On doit essayer de sauter au moins une fois dans sa vie. Alors, voilà je suis devant la porte. On entend le cri de l’instructeur “Allez!” et une poussée légère contre mon dos, je ne me rends pas compte pendant quelques secondes où je suis, qu’est-ce que je fais.
Il est probable que cette phrase e été même criée. Une panique m’empêchait de réagir vite alors qu’il y avait la nécessité réelle de prendre vite les décisions. Je vais expliquer pourquoi. Premièrement la forêt se trouvait juste sous moi, une “belle” perspective d’atterrissage. Le haut-parleur de la terre ne cesse pas de donner les instructions comment il faut se comporter dans le ciel. Notamment tout le monde oublie de débloquer les parachutes de secours au niveau ventre. Mais le plaisir ne durait pas longtemps. Après 2 minutes de chute douce la terre a apparu tout près, alors je tends mes jambes le plus fort” tout de suite. La mémoire m’a ordonné de tirer les suspentes. Malheureusement, je n’ai pas pu éviter de rouler sur l’herbe sur 10 mètres environ.
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