Par Natalia Lipatova, université d’état de Samara
Pendant notre stage à Tours du 4 au 18 décembre 2011, Florence Guery nous a amenés à réfléchir sur certaines notions économiques. En voici quelques-unes.
PLEIN-EMPLOI
Au sens strict, le plein-emploi désigne une situation dans laquelle la totalité de la population active est pourvue d’un emploi.
En théorie, le plein-emploi désigne une situation dans laquelle le chômage n’existe pas : la totalité de la population active est pourvue d’un emploi. De manière plus réaliste, on parle de plein-emploi quand l’offre et la demande sur le marché du travail sont proches de l’équilibre.
Les origines du plein-emploi
Le terme de plein-emploi a été popularisé par John Keynes dans les années 1930. Il en faisait un objectif pour sortir de la grande dépression consécutive au krach de 1929. Après la Seconde Guerre mondiale, les besoins de main-d’œuvre ont été tels que la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni ont connu une période de plein-emploi. Elle a duré jusqu’en 1973, date du premier choc pétrolier. C’étaient les « trente glorieuses ».
Les conditions du plein-emploi
Le retour au plein-emploi est le but de tout gouvernement. Puisque le chômage zéro n’existe pas (tous les travailleurs ne peuvent pas avoir un travail en même temps), les gouvernements visent un chômage minimum ou «frictionnel» : c’est la période de transition entre l’arrêt d’un emploi et le début d’un autre. En France, ce taux minimum est estimé à 5 % (le véritable taux de chômage en France métropolitaine étant d’environ 9,1 % début 2011, 9,6 % avec les départements d’outre-mer). Plusieurs paramètres interviennent sur le chômage : croissance, consommation, démographie, niveau de formation, législation du travail...
La qualité de l’emploi
Le plein-emploi ne signifie pas forcement un travail de qualité pour tous. En effet, une partie de ces emplois peuvent être précaires, ou imposer des conditions difficiles aux employés.
L’exemple
Des pays européens ont réussi a atteindre le plein-emploi en quelques années. Au Danemark, par exemple, le taux de chômage est passé de 9,6 % en 1993 à 4,9 % en 1998. Début 2011, il est remonté à 6-%.
Le Royaume-Uni a réduit son taux de chômage de 8,5 % en 1995 à 5 % en 2001. Mais, avec la crise de 2008, le taux de chômage a sévèrement remonté. Début 2011, il a atteint 7,9 %.
Le chiffre
4,5%
C’était, en 2010, le taux de chômage de l’Autriche et des Pays-Bas, les meilleurs élèves de l’Union européenne, avec le taux le plus bas.
Vrai ou Faux?
Le plein-emploi peut ne concerner que certains secteurs d’activités.
VRAI. Certains secteurs arrivent à équilibrer l’offre et la demande d’emploi alors que le chômage sévit au niveau national. C’est le cas du secteur informatique en France, par exemple. On parle alors de plein-emploi sectoriel. Certaines régions y parviennent également : c’est le plein-emploi régional. Quand l’offre d’emploi dépasse la demande, on parle de pénurie.
Les mots-clés
Krach : effondrement soudain et général des cours de la Bourse. Il peut ensuite déclencher une crise financière et économique.
Population active : ensemble des personnes entre 15 et 64 ans ayant un emploi rémunéré ou recherchant un emploi.
Métropolitaine : sans les départements d’outre-mer.
PLUS-VALUE / MOINS-VALUE
La plus-value désigne le gain de valeur d’un produit entre le moment où il a été acheté et le moment où il est vendu.
Le calcul d’une plus-value
À la différence de la valeur ajoutée, la plus-value concerne les biens qui n’ont subi aucune transformation entre l’achat initial et la revente : les ouvres d’art, les biens mobiliers ou immobiliers... Elle repose donc uniquement sur l’évolution du marché. Pour calculer la plus-value d’un bien, il faut connaître sa valeur historique (lors de l’achat initial) et sa valeur vénale (en cours sur le marché). Une différence positive confirme et chiffre la plus-value ; si elle est négative, c’est une moins-value. La plus-value est souvent estimée, par exemple pour savoir si c’est le moment ou non de vendre un bien : on parle de plus-value latente. Quand on calcule la plus-value après la revente, on parle alors de plus-value effective.
Bourse et immobilier
La Bourse et l’immobilier étudient en permanence les plus-values. La spéculation (boursière ou immobilière) consiste à anticiper l’évolution du marché : il s’agit d’acheter un titre (une action, un bien immobilier) en prévoyant une hausse rapide, pour le revendre avec une plus-value.
Plus-value et marxisme
La plus-value est un concept central du marxisme, exposé dans le livre Le Capital de Karl Marx. Chez lui, le concept de plus-value désigne la «survaleur» créée par le travail. Elle correspond à la différence entre le prix de vente d’un bien (valeur du produit créée par le travail) et les salaires des travailleurs intervenus pour le produire (valeur de la force de travail). Selon Marx, cette différence se fait au détriment du travailleur et au profit de l’employeur, et engendre la « lutte des classes ».
L’exemple
Une maison achetée 165 000 euros est revendue 190 000 euros deux ans plus tard. La plus-value s’élève donc à 25 000 euros (190 000 - 165 000). Le propriétaire a cependant réalisé pour cette vente 7 000 euros de travaux. Les frais de notaire lui ont coûté 5 800 euros, et l’agence a pris une commission de 4 500 euros. La plus-value nette s’élève donc à 7 700 euros (190 000 - 4 500) - (165 000 = 7 000 + 5 800).
Le chiffre
34 995 dollars
C’est la plus-value qu’a réalisée un Américain en achetant pour 5 dollars le nom de domaine www.georgewbushlibrary.com, qu’il a revendu 35 000 dollars deux ans plus tard !
Vrai ou Faux ?
En France, les plus-values ne sont pas soumises à l’impôt sur le revenu.
VRAI et FAUX. Les plus-values ne sont pas considérées comme des revenus. Mats il existe un impôt sur les plus-values qui concerne certaines plus-values effectives, par exemple les plus-values immobilières ou boursières. Les plus-values immobilières sont imposées à 32,5 %. Il existe plusieurs cas d’exonérations (vente de sa résidence principale par exemple).
Les mots-clés
Action : titre de propriété d’une partie du capital d’une entreprise. Le détenteur d’une action est un actionnaire.
Spéculation : fait d’acheter dans l’espoir de vendre vite plus cher.
Valeur ajoutée : richesse, valeur nouvelle créée par une entreprise. Elle mesure l’activité économique réelle.
PME
Le sigle PME désigne les petites et moyennes entreprises qui emploient moins de 250 salariés.
Sur quels critères ?
Dans certains pays, la taille d’une entreprise est définie par son bilan ou son chiffre d’affaires. En France, une entreprise est considérée comme une PME si elle emploie moins de 250 salariés. En 2005, l’Union européenne a affiné ces critères : une PME est celle qui ne réalise pas plus de 50 millions d’euros de chiffre d’affaires, et dont le bilan n’excède pas 43 millions d’euros. Elle a également ajouté un critère d’autonomie : le capital d’une PME ne peut pas être détenu à plus de 25 % par un grand groupe. Les PME de moins de 50 salariés et/ou dont le chiffre d’affaires ne dépasse pas 10 millions d’euros font partie des « petites entreprises ». Celles employant moins de 10 salariés et/ou dont le chiffre d’affaires n’excède pas 2 millions d’euros sont des « très petites entreprises » (TPE) ou « micro-entreprises ».
Principales caractéristiques
De plus en plus nombreuses en France, les PME se concentrent dans les services (commerce, transports...]. La grande majorité sont des TPE dont le propriétaire est souvent le chef d’entreprise. Trois raisons expliquent le boom des PME en France : les PME bénéficient d’aides du gouvernement, elles permettent à l’entrepreneur de se créer son propre emploi, et elles nécessitent moins de capital de départ.
Les ETI
En 2008, la France a reconnu un nouveau type d’entreprise, entre les PME et les grandes : les Entreprises de Taille Intermédiaire (ETI). Elles emploient entre 250 et 5 000 salariés, mais la majorité (84%) emploient moins de 1 000 salariés. Elles réalisent jusqu’à 1,5 milliard d’euros de chiffre d’affaires. Pour l’instant les ETI restent peu nombreuses en France : environ 3 400 en 2011.
L’exemple
L’entreprise A emploie 230 salariés. Pour se consolider, elle voudrait investir à hauteur de 20 % dans une entreprise B de 180 salariés. A priori, A et B sont deux PME car elles comptent chacune moins de 250 salariés. Mais en investissant dans B, A va devoir ajouter une proportion du nombre de salariés de B à ses propres effectifs pour déterminer son statut. 230 + (180 x 20 ) / 100 = 266. A perdra alors son statut de PME.
Le chiffre
2,9 millions
C’est le nombre de PME que comptait la France, selon la dernière étude de l’INSEE en 2008. Cela représente 99 % de l’ensemble de ses entreprises. Elles emploient 80 % des salariées en France.
Ne pas confondre
PME et PMI
Une PMI est une petite ou moyenne industrie. Les PMI sont une sous-catégorie des PME. Ces entreprises font partie du secteur secondaire (c’est-à-dire l’industrie). Elles se définissent essentiellement en fonction de leur chiffre d’affaires : il doit être inférieur à 15 millions d’euros. Le terme « PMI » n’est pas homologué par l’Union européenne.
Les mots-clés
Capital : ressource susceptible de procurer des revenus. Au sens comptable, les actions sont le capital d’une entreprise.
Chiffre d’affaires : chiffre des ventes (les affaires) de l’entreprise durant une année (l’exercice annuel).
Entrepreneur : personne qui crée ou reprend une entreprise.
PERTES
Une entreprise est en perte lorsque ses dépenses (charges) sont supérieures à ses recettes (produits). On dit aussi « faire des pertes ».
Le compte de résultat
Les comptes d’une entreprise sont consignés dans le compte de résultat. Y sont reportées les recettes (ventes de produits, retours sur investissements...) et les dépenses (achat de fournitures et de matières premières, paiement des salaires...) liées à l’activité de l’entreprise pendant une année. La différence entre les deux donne le « résultat d’exploitation » de l’entreprise.
Pertes et profit
Si le résultat d’exploitation est positif, l’entreprise réalise un bénéfice : les recettes sont plus élevées que les dépenses. S’il est négatif, on parle de perte d’exploitation.
Dans ce cas, les dépenses sont plus grandes que les recettes. À savoir : les recettes d’une entreprise sont aussi appelées « produits », et les dépenses « charges ».
Comment réduire les pertes ?
La réduction des pertes d’une entreprise passe par la réduction de ses dépenses ou l’augmentation de ses recettes. Les entreprises commencent toujours par tenter de réduire les frais généraux, dans lesquels il peut y avoir du « gras » (dépenses de voyages, de relations publiques, de publicité...). Les entreprises essaient aussi d’accroître leurs recettes, en augmentant soit le chiffre d’affaires, soit le prix de vente de leurs produits, et donc leur marge. Une entreprise peut aussi avoir recours à des recettes exceptionnelles pour éponger ses pertes : la vente d’un bien immobilier exemple. Une entreprise en perte peut tomber dans un cercle vicieux : elle a peu de moyens d’investir et donc de lancer de nouveaux produits pour augmenter son chiffre d’affaires et sa marge, et donc de réduire ses pertes...
Vrai ou Faux ?
En France, les assurances couvrent les pertes pertes d’exploitation.
VRAI ET FAUX. Certains contrats d’assurance proposent aux entreprises de les indemniser en cas de pertes. Ces contrats sont appelés « assurances pertes d’exploitation », mais ils couvrent uniquement les pertes liées à des événements imprévisibles et indépendants de l’entreprise, par exemple, une tempête.
Le chiffre
2,8 milliards d’euros
C’est la perte subie en 2008 Natixis, la banque française la plus touchée par la crise. Natixis est une filiale commune de la Caisse d’Épargne et de la Banque Populaire, qui ont accusé des pertes historique en 2008 (2 milliards d’euros et 468 millions d’euros).
Ne pas confondre
Profits et bénéfices
Les profits représentent une partie du bénéfice de l’entreprise. Les recettes à l’origine du bénéfice sont en effet d’abord utilisées pour payer les consommations intermédiaires (matières premières, énergie...), rémunérer les salariés et payer les impôts. Les recettes restantes constituent alors les profits. Ils peuvent servir à investir ou à développer l’activité.
Les mots-clés
Investissement : dépense engagée par un État ou une entreprise dans un bien de production en vue d’en tirer profit. Pour un particulier, un investissement peut être l’achat d’actions ou de biens immobiliers.
Marge : différence entre le prix de vente et le prix de revient d’un produit.
Trader : personne spécialisée dans les transactions financières.
PIB
Le produit intérieur brut (PIB) mesure la richesse produite sur le territoire d’un pays durant une année.
Qui contribue au PIB ?
Tous les agents économiques (ménages, entreprises, administrations) résidant sur le territoire d’un pays contribuent au PIB. PIB = somme des valeurs ajoutées des agents économiques (hors taxes) + TVA + droits de douane des produits importés - subventions à l’importation. Seule la valeur ajoutée des biens et services de consommation finale (qui servent directement à la satisfaction des besoins) est comptée. Ainsi, on évite de tenir compte de la valeur de la matière première plusieurs fois (lire l’exemple).
À quoi sert le PIB ?
C’est le principal indicateur utilisé en comptabilité nationale pour évaluer la richesse économique d’un pays. L’analyse de son évolution d’une année sur l’autre donne une indication sur la croissance, la récession ou la dépression. Le PIB/hab (PIB divisé par le nombre d’habitants) mesure le niveau de vie des habitants d’un pays. Le PIB est calculé en taux de change normal ou en PPA (parité de pouvoir d’achat). La deuxième méthode permet de comparer les pouvoirs d’achat entre plusieurs pays, en tenant compte des différences de taux d’inflation et de taux de change.
Des secteurs échappent-ils au PIB ?
L’autoconstruction de maisons ou l’auto-consommation (potager...) ne sont pas pris en compte dans le PIB. Le bénévolat ou le « travail au noir » (interdit) non plus. En revanche, la production d’alcool ou de cigarettes, les frais médicaux et le coût de la lutte anti-pollution entrent dans le calcul. C’est pourquoi le PIB n’est pas un indicateur du bien-être des habitants.
L’exemple
Une entreprise vend pour 200 000 euros de planches à un fabricant de meubles. Celui-ci fabrique des meubles pour une valeur de 1 000 000 euros. Pour ne pas intégrer deux fois la valeur de la matière première« bois » (bois brut et bois transformé en meuble), seule la valeur ajoutée sera prise en compte dans le PIB. C’est-à-dire, la valeur des meubles, diminuée de la valeur initiale des planches, soit 800 000 euros.
Le chiffre
5e
C’est le rang qu’occupait la France en 2010 dans le classement mondial des PIB (derrière les Etats-Unis, la Chine, le Japon et l’Allemagne), avec un PIB de 1 885 milliards d’euros.
Ne pas confondre
PIB et PNB
Le produit national brut (PNB) mesure la richesse créée en une année par les agents économiques nationaux, quel que soit teur lieu d’implantation. La richesse produite par une entreprise française à l’étranger est prise en compte dans le PNB, et non dans le PIB. En revanche, le PNB ne comptabilise pas la richesse produite par les entreprises étrangères en France.
Les mots-clés
Récession : baisse de l’activité économique mesurée par le PIB.
TVA : Taxe sur la Valeur Ajoutée. Impôt sur la consommation. Il s’applique à tous les services et tous les biens vendus en France.
Valeur ajoutée : richesse, valeur nouvelle créée par une entreprise. Elle mesure l’activité économique réelle.
PLAN
Un plan social est un ensemble de mesures prises par une entreprise pour accompagner un licenciement économique collectif.
Pour quoi faire ?
La notion de plan social a été créée en 1989 (loi Soisson) pour limiter le nombre de licenciements économiques collectifs, et leurs conséquences. Elle repose sur la responsabilisation de l’employeur, pour qu’il considère le licenciement comme un dernier recours, et participe au devenir des salariés licenciés. En 2002, les plans sociaux ont été rebaptisés « plans de sauvegarde de l’emploi » (PSE).
Dans quelles conditions ?
Un PSE est obligatoire quand une entreprise de plus de 50 salariés se voit contrainte de licencier au moins 10 personnes en moins de 30 jours. L’employeur doit présenter un projet de plan au comité d’entreprise (CE) et le communiquer à l’Inspection du travail. Ce projet doit comporter des mesures pour réduire le nombre de licenciements (aménagement du temps de travail, mutations...) et des mesures de reclassement pour les salariés licenciés (aide à la formation, chèque de départ...). Si le projet est conforme, le plan est immédiatement effectif dans les entreprises de moins de 1 000 salariés. Le salarié licencié dispose alors de 8 mois de congé de reclassement personnel (CRP) pendant lesquels il est indemnisé. Dans les entreprises de plus de 1 000 salariés, la durée du CRP varie entre 4 et 9 mois. L’employé est payé par l’entreprise à hauteur de 65 % de son salaire brut.
Quel recours ?
Le salarié peut difficilement contester le motif d’un licenciement économique. Mais il peut remettre en question les mesures du PSE. Il peut, de manière individuelle, s’adresser à un tribunal : le conseil des prud’hommes. Les syndicats, le CE ou plusieurs salariés peuvent saisir le juge des référés dans un tribunal de grande instance.
Vrai ou Faux ?
Dans le cadre d’un plan social, les salariés licenciés ne perçoivent pas d’indemnité.
FAUX. Tout licenciement s’accompagne d’une indemnité. Son montant varie selon l’ancienneté du salarié. Dans le cadre d’un plan social (au moins 10 salariés licenciés), un minimum de 6 mots de salaire est fixé, dès lors que les salariés cumulent deux ans d’ancienneté. Pour les autres, l’indemnité est évaluée en fonction du préjudice subi.
Le chiffre
C’est le nombre de suppressions d’emplois annoncées en Europe et aux États-Unis en une seule journée, le lundi 26 janvier 2009 ! En Europe, la plupart de ces licenciements ont fait l’objet de plans de sauvegarde de l’emploi.
Ne pas confondre
Licenciement économique et licenciement personnel
Un licenciement est dit personnel quand il est motivé par la faute ou le comportement grave d’un salarié. Il est économique s’il est motivé par la situation financière de l’entreprise. Par définition, le licenciement personnel n’est pas collectif. Il n’est donc pas concerné par le dispositif du plan de sauvegarde de l’emploi.
Les mots-clés
Inspection du travail : service public qui surveille, informe, conseille le milieu du travail.
Licenciement : acte par lequel un employeur met fin au contrat de travail qui le lie à un salarié.
Syndicat : organisation qui défend les intérêts de catégories professionnelles ou interprofessionnelles.
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